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Journal d'un album de Dupuy et Berbérian, éd. l'Association, 199X. Ces deux auteurs racontent leurs vies pendant la réalisation du troisième album des aventures de Monsieur Jean (Les femmes et les enfants d'abor aux humanoïdes associés). A la page 8, quelqu'un demande à Berbérian comment il a renconré Dupuy. Il raconte : " On s'est rencontré chez un ami commun qui essayait de monter un journal-amateur de Bandes Dessinées : un fanzine...". Les cases suivantes nous montre ses souvenirs. On voit une bande de jeunes chevelus : " 'Tain ! Tout c'qui s'fait en c'moment c'est d'la merde ! Nous, on a nos trucs à dire... - Ouais. - Ouais. -C'qui faut, t'vois, c'est faire une revue où c'qu'on pourrait tous s'exprimer librement, t'vois... - Et pis y aurait pas de rédac'chef, on déciderait ensemb..." Bananes Métalliques de Franck Margerin, éd. les humanoïdes associés, 1982. Il s'agit d'un recueil de petites histoires, dont l'une d'elles s'appelle "à la convention". Lucien et Riton rentrent dans l'ancienne gare de la Bastille où se tient une convention de BD et de vieux papiers, pour aller voir leurs potes qui ont un stand. La traversée des allées donne l'occasion à Margerin de caricaturer (à peine) les auteurs et les fans de BD. Par exemple, sur un stand, on voit deux dessinateurs : celui de Bloubérie auquel tout le monde demande une dédicace et celui de Titi la fourmi qui n'intéresse personne. Une petite fille s'approche de ce dernier et lui demande un dessin. L'auteur (avec un grand sourire) dit à la fillette : "Je vais te faire Titi la fourmi avec Léon le puceron et Zouzou le poux !". Elle répond : "Pourriez pas plutôt me dessiner le lieutenant Bloubérie, j'ai pas envie de faire la queue à côté...". Lucien et Riton trouvent enfin leurs copains. Ces derniers galèrent car ils n'ont pas de tréteaux. Ils portent comme ils peuvent la planche qu'on a bien voulu leur laisser. Lucien et Riton arrivent à temps pour "tenir" le stand. Un client potentiel arrive enfin. Les gars font tente de le convaincre d'acheter leur fanzine, mais les stands autour arrivent afin de vendre le leur. La situation dégénère et tout le monde est mis dehors par le service d'ordre : "Ah, les salauds, foutre à la porte la nouvelle BD française !.." . C'est alors que les fanzineux prennent le temps de parler entre eux et de sympathiser. Le baptême de M chez Delabel, 1997. Cet album contient une chanson nommée "matchistador" (plage 13 et 16 -extended) dont voici un extrait des paroles: "Les magazines nous contaminent / j' préfère encore les fanzines". Le Journal de Fabrice Néaud, éd. ego comme X, 4 volumes parus depuis 1996. Il s'agit d'un auteur de BD qui raconte sa vie. Alors, bien sûr, il a des problèmes en tout genres, mais ce qui nous intéresse, c'est sa participation à des fanzines. Cela ne manque pas ! Entre
deux mondes de Rocca chez Delabel, 1997. Dans cette
album de hip hop, on entend ce dialogue (entre le chanteur et un
fanzineux) en intro de la plage 6 (l'original)
: Réinventer la Bande Dessinée de Scott McCloud, éd. Vertige Graphic, 2002. Le chapitre nommé " le monde à l'envers, l'économie de la BD " (p.56 à 79) n'utilise pas le terme " fanzine ", mais l'évocation de l'échange direct entre l'auteur et le lecteur, rappelle le système de diffusion des fanzines. Scott McCloud analyse de façon objective les liens entre le marché et la liberté de création. Animeland n°70, l'épopée du fanzinat, Avril 2001, p.91 à 94. : Il ne s'agit que du fanzine Manga, dont l'histoire est encore récente. C'est une synthèse qui n'approfondit pas beaucoup le sujet et a tendance à l'idéaliser. INTER CDI n°182, La nouvelle bande dessinée par Agnès Deyzieux, Mars Avril 2003, p.61 à 71. Il aurait été criminelle de ne pas évoquer le fanzinat en faisant un tel article ! Voici les quelques passages qui traitent du fanzines : p 62 : "Des auteurs ne se retrouvant pas dans ce paysage éditorial limité, clos sur lui-même, s'orientent vers d'autres formes d'expression (sculpture, peinture). D'autres créent leurs propres fanzines qui déboucheront plus tard sur des activités éditoriales (...)" p 67 : notes "3 . Fanzine : appellation d'origine anglophone provenant de la contraction de fan (diminutif de fanatic) et de magazine." EPOK n°53, Comment la BD a tourné une page, par Christophe Quillien, Février - Mars 2005, p 32 à 37. La vision donnée n'est encourageante, mais au moins, le fanzinat est mentionné... "Seulement, sans éditeurs prêts à tenter l'expérience, pas d'albums. Bien sûr, il y a les fanzines, les revues des amateurs passionnés. Mais leur diffusion est limitée. Et les fanzines ne sont pas des livres. Il ne reste donc qu'une solution : l'auto-édition." (p 33). BAGOO n°21, automne 2005 ; Presse qui roule, un quotidien au quotidien. Il s'agit du magazine offert aux titulaires d'un compte Bagoo à la Poste (réservé aux moins de 25 ans). D'habitude, je jette rapidement ce genre de revue, heureusement qu'une petite voix m'a suggéré de le feuilleter avant ... A la fin de l'article sur la réalisation d'un quotidien, page 12, vous trouverez un petit encadré "C'est moi qui l'ai fait !". Voici un extrait : " Vous avez l'âme d'un rédacteur en chef et vous rêvez de créer votre propre journal ? Une bonne idée pour vous lancer : le fanzine. Généralement photocopiés, ces journaux confidentiels sont créés de toutes pièces par des amateurs bénévoles... et passionnés (...). BD, science-fiction, jeux de rôles, rock underground ou hardcore, séries télé, animaux de compagnie... tous les thèmes sont permis. En France, leur tirage moyen ne dépasse pas 200 exemplaires. On peut les dénicher chez les libraires ou les disquaires spécialisés, dans les salles de concert indépendantes, dans les couloirs des lycées ou ceux des universités. Certains fanzines ont eu tellement de succès qu'ils sont devenus des magazines à part entière : c'est le cas des Inrockuptibles ou de Technikart.(...)" Astérix et le grand fossé par Uderzo et Goscinny : Comment ai-je fait pour passer à côté de cette allusion-là ! Dans un village gaulois, deux chefs se battent ; pour matérialiser les deux camps, un grand fossé a été creusé. L'un des deux chef a un fils : Comix. L'autre a une fille : Fanzine. Ils s'aiment secrètement et aideront Astérix à reconcilier le village. Évidemment, ça finit bien : Comix et Fanzine se marient ! Belle histoire, non ? Le petit Futé de la BD, édition 1, 2eme trimestre 2003. p.123 à 132 : Ce petit guide a le mérite de s'être intéressé aux fanzines et en recense quelques uns. www.ethnographiques.org/documents/article/arHein.html étude ethnographique des fanzines rock et de leurs rédacteurs en Lorraine, mais tous les fanzineux peuvent se reconnaître dans cet article tant il aborde le fanzine dans sa globalité. http://forum.hardware.fr/hardwarefr/Graphisme/Realiser-fanZine-sujet-16571-1.htm http://perso.wanadoo.fr/jjblain/new_site/acc/accueil.htm
http://www.humanite.fr/journal/2004-10-29/2004-10-29-448911 http://www.izynews.com/fr_e/Fanzine Zep : l'auteur de Titeuf était publié dans le fanzine Sauve qui peut en 1992. Jacques GLENAT : avant d'être éditeur, il fut fanzineux avec Schtroumpf. |
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